Jeunesse et Poésir

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Les fruits sont si mûrs certaines nuits
Et le parfum du soir tranchant
Un rien peut se détacher du buis
La vie a des ailes de papier
On a oublié les distances
Juste un mot ferait tout basculer
La lame ô vibrante du vertige
L'acier de ces nuits pétrifiées
Fait couler le sang chaud des voltiges

Le clocher et ses ombres géantes
Perçant le cœur de la belle heure ?
Rien ne suit la victoire arrogante

Seul l'Instant se contient, tendrement
Il meurt pour tout ce qu'il enfante
Sa grandeur devient nôtre en partant

La marque insensible et mémorable
Comme la coquille à la mer
Est-ce un trésor que couvre le sable ?
L'amour brûle l'écorce éternelle
– Tout au repos de l'avenir –
Les tournesols naissent de plus belle
Le cœur léger est une colombe
Son rythme accélère à mourir
Qu'importe si l'amour est la tombe

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Alex Siale / Unsplash / CC0