Jeunesse et Poésir

Peine des étoiles

Un simple point blanc dans l’espace
On me regarde sans me voir,
Je suis pour tous les jours qui passent
Juste un banal décor du soir ;
Je maintiens l’ordre dans la nuit
Quand paraît le jour je m’absente
Je suis un murmure inaudit,
Moi qui suis pourtant si ardente.
Je suis si seule dans le vide
Sans autre chaleur que moi-même
Personne à qui dire « je t’aime »,
Je ne suis qu’un regard livide ;
Je voudrais réchauffer les cœurs
Mais je ne peux qu’illuminer
Froidement, de loin, les rêveurs
Seuls m’envoient leurs douces pensées,
Mais personne ne recueille mes larmes
En moi je garde mes souffrances
Car voilà, de Dieu je suis l’arme
Qui doit protéger l’espérance,
Et je m’attriste car sur Terre
Les gens ne font que se nourrir
Et je pourrais même mourir
Ils ne veulent que ma lumière.

Ne dois-je laisser dans le ciel,
Qu’un unique et glacial éclat ?
Que ne puis-je en mille étincelles
Éclater comme un feu de joie ?
Ma vie est-elle donc le prix,
Le nécessaire sacrifié,
Pour allaiter l’humanité ?
Je suis sa mère qu’elle oublie !

-Oui, des hommes tu es l’égide
Et tu seras toujours leur guide
Il n’y a rien qui soit à toi
Tu dois leur dédier chaque pas,
Mais en éclairant leur chemin
Tu confies ta vie en chacun
Et tu verras que leurs actions
Feront rejaillir tes rayons ;
Quand on verra naître ce jour
Tu ne seras plus que poussière
Mais dans ta tombe leur amour
Que tu berças fera lumière

Peine des étoiles
Robin Benad / Unsplash / CC0